À l’appel de plusieurs associations, une nouvelle mobilisation a réuni, en ce 8 juin, des naturalistes, des agriculteurs, des élus, des habitantes et habitants engagés, venus défendre ensemble la Crau, la Camargue et les terres menacées par le projet de ligne aérienne à très haute tension.
Cette diversité des présences dit l’essentiel : face à un projet qui prétend s’imposer comme une évidence, c’est tout un territoire vivant qui se lève. Naturalistes, agriculteurs, responsables politiques locaux et citoyen·nes engagé·es ont rappelé que ce dossier ne concerne pas seulement des pylônes ou des tracés, mais l’avenir d’espaces agricoles, naturels et habités.

Une décision politique d’Emmanuel Macron avant tout
Le collectif dénonce une décision avant tout politique. Le choix d’une ligne aérienne a été imposé malgré l’existence de solutions alternatives travaillées, argumentées et présentées par Stop THT 13/30, avec notamment des scénarios étudiés à partir des données de RTE et des propositions répondant aux objectifs de décarbonation tout en limitant les atteintes aux terres et à la biodiversité. Dans ce contexte, les arguments avancés pour écarter les alternatives ne tiennent pas : ni le délai, ni le coût, ni la faisabilité ne suffisent à justifier l’abandon d’options moins destructrices.
Cette décision apparaît avant tout comme un choix politique, porté au plus haut sommet de l’État. Elle s’inscrit dans la volonté du Président de la République Emmanuel Macron d’accélérer, avant la fin de son mandat, le processus de décarbonation et de réindustrialisation de la zone de Fos. Présentée comme une évidence, cette orientation traduit en réalité une vision manichéenne de la transformation du territoire : d’un côté, l’urgence affichée de “faire vite” ; de l’autre, les contraintes du terrain, des habitants et des usages locaux, reléguées au second plan.
C’est précisément là que se situe le problème : sous couvert de transition écologique et industrielle, on impose une logique de passage en force. La brutalité de la méthode, le calendrier politique et l’absence d’écoute réelle des alternatives donnent le sentiment d’une décision prise d’en haut, sans véritable co-construction avec le territoire. Pour le Collectif, il ne s’agit donc pas d’un arbitrage technique inévitable, mais d’un choix politique assumé, qui privilégie une transformation rapide plutôt qu’une transition juste, respectueuse des terres et des personnes.
Le Collectif THT13/30 rappelle que le débat ne porte pas sur l’opportunité de la transition énergétique, mais sur la manière de la conduire. Faire passer une ligne aérienne au-dessus de zones agricoles et naturelles sensibles, c’est choisir la facilité politique au détriment de l’intérêt général local.
À l’inverse, les solutions portées par Stop THT 13/30 montrent qu’une autre voie est possible, plus respectueuse des territoires et de celles et ceux qui y vivent.
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© Jean-Luc Moya • 2 Degrés Communication
Revue de presse
- Le Monde (09.06.26) Les opposants au projet de ligne à très haute tension en Camargue prêts à durcir leurs actions
- Maritima (09.06.26) Manifestation en Camargue de collectifs opposés au projet de THT aérienne
- La Provence (08.06.26) Mobilisation des antis ligne THT à Arles : « On va faire un Notre-Dame de Camargue »
- Objectif Gard (08.06.26) Ligne THT : les opposants aux pylônes affichent leur détermination
- M6 (08.06.26) Camargue : des ONG manifestent contre un projet de ligne haute tension
- La Gazette de Nîmes (08.06.26) Rassemblement à Arles. « La ligne THT ne passera pas »
- Le Réveil de Midi (08.06.26) Ligne THT : plus de 100 opposants mobilisés aux portes de la Camargue
- France Info (07.06.26) Une manifestation contre un projet de ligne à haute tension en Camargue pour alerter sur les impacts sur la biodiversité
- France Bleu (07.06.26) Les opposants au projet de ligne électrique THT à travers la Camargue se mobilisent à Arles



































